OnShape débarque

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Que faire quand après avoir bousculé le monde de la CAO dans les années 90, vous vous retrouvez avec un paquet de dollars et du temps libre ? Recommencer bien sur, avec certainement l'idée de faire mieux.

C'est ce que Jon Hirschtick a fait avec OnShape, un nouveau logiciel de CAO dans le cloud. Un logiciel qui fonctionne dans un navigateur Web, sur plateformes mobiles (téléphones portables, tablettes...). Une sorte de Google Docs pour la CAO.

Capture d'une des vidéos Le tout est abordable. C'est gratuit jusqu'à 5 fichiers actifs / 5 Go (pour essayer on dira), puis c'est 100 dollars par mois pour un nombre illimité de fichiers actifs et une capacité de 100 Go. A noter qu'on peut dépasser les 5 fichiers avec le plan gratuit, mais les nouveaux fichiers deviennent publics. On peut aussi désactiver les fichiers, ce qui rend leur visualisation et la modification impossible, mais qui permet de réactiver d'autres fichiers ou d'en créer de nouveaux. Il est donc possible de fonctionner un moment avec le plan gratuit, en jouant sur cette activation/désactivation. Les 2 plans disponibles (gratuit et professionnel) sont décrits en détail dans cette vidéo.

Le logiciel n'est pas encore accessible à tous, il est en bêta privée, il faut demander une invitation. Je n'ai pas encore reçu la mienne, je me suis donc contenté de regarder les vidéos et je dois dire qu'elles m'ont fortement impressionné. Ce qui a l'air vraiment génial, c'est la possibilité de modifier plusieurs composants en même temps. Vous pouvez par exemple faire une copie miroir de fonctions situées dans des composants différents en une seule opération.

Et il y a plein d'autres innovations et d'autres fonctions auxquelles on pouvait s'attendre : sauvegarde en temps réel (pas de bouton Enregistrer), gestion des versions, modifications simultanées par plusieurs utilisateurs, pas d'installation, mises à jour automatiques...

Le seul gros frein c'est évidemment le fait que les données sont stockées dans le cloud. C'est toujours rebutant, mais quand on voit ce qu'apporte le logiciel, on est tenté de penser que cet obstacle pourrait être levé. Mais bon, comme on dit, "on n'a jamais viré quelqu'un qui a acheté de l'IBM". Pas sur que les décideurs prendront le risque de confier leurs précieuses données à un tiers. Pour les startups, la question ne se posera pas mais pour les sociétés bien établies, c'est toute la question.

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